L'ENGAGEMENT, 2024, s'intégre au projet au long cours entre art et sciences humaines : Ce qui nous travaille
"L'engagement" est le deuxième chapitre d'un projet au long cours, entre art et sciences humaines : "Ce qui nous travaille".
Il nous questionne sur ce qui nous travaille intérieurement par le biais d'un sujet qui nous est commun : le travail.
Quel est votre rapport intime au travail ? À partir de quel moment considérez-vous travailler ? Où se situe votre engagement ? Est-ce que la mémoire familiale et mémoire du territoire ont un impact sur notre rapport intime au travail ? Qu'est-ce qui se joue intérieurement lors de vos trajets quotidiens pour aller vers ou revenir d'une activité de travail ? (Se) révéler nos capacités de création et de transformation face à un problème dans l'activité de travail.
Ce projet se déploie au fil des résidences et en collaboration, depuis "L'engagement", avec les chercheuses Anne Bationo-Tillon, professeure d’ergonomie, Haute Ecole Pédagogique, Lausanne (Suisse), Muriel Prévot- Carpentier, maîtresse de conférences en ergonomie, Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis (France).
"L'engagement" est une série de 19 photographies.
Quel est votre rapport intime au travail ? #2
Résidence de création en Plaine Limagne, phase 2 _ 2024
Ce projet d’enquête-création à la croisée des arts et des sciences humaines, interroge le rapport intime au travail. Il s’agit de sonder des habitants de territoires variés : "Quelles sont vos formes d’engagement dans l’activité de travail ? Quelles sont ses sources et motivations ?".
Guidée par ces questions et une trame d’entretien élaborée avec les chercheures reposant sur la technique de l’entretien d’explicitation (Vermersch, 1994), Marielsa Niels invite les habitant.e.s dans son van pour engager le processus créatif. Cinq milieux ont été choisis pour rentrer en contact avec la population de Plaine Limagne : le marché de Maringues, le Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile, la santé, les pendulaires et les utilisateur.rices de la monnaie locale : la Doume. Au fur à mesure de la rencontre entre la photographe auteure et les habitant.e.s de ces différents milieux de travail et de vie, leurs mots amènent vers une mise en forme des images photographiques prises suite à l’entretien. En réponse au dialogue, l’artiste façonne une mise en forme symbolique des portraits photographiques par ajouts, grattage, perçage, traçage, superposition, bavure, encre, ou encore broderie.
Donnant à voir différentes figures d’être au travail, ces images sont des fenêtres sensibles vers l’activité de travail salariée, bénévole, domestique, informelle, etc. Ce dispositif est créé pour ouvrir à de nouvelles approches sensibles de l’activité de travail. Regarder autrui en travailleur.se, c’est aussi se regarder soi, appréhender davantage l’ambivalence de notre rapport au travail entre résonance et vulnérabilités, entre identité professionnelle et dimension intime de l’activité.
Nous remercions les dix-neuf personnes qui ont collaboré à cette phase du projet : David, Laurent, Nathalie, Roro, Lucile, Claire, Véronique, Valérie, Sylvie, Francis Layac, Marie-Hélène Dailloux, Znarf, Alain, Fatima, Elisabeth, Mimi Camara, Ezraa, Virginie, Corina Murat.
Un projet réalisé avec le soutien de la Communauté de Communes Plaine Limagne ; la mairie de Maringues, au CADA Emmaüs de Bussières et Pruns, L’épicerie de Valérie à Aigueperse ; Pauline Vigey de l’Association Mo(uve)ments ; avec le conseil artistique d'Anne Eléonore Gagnon.
Vues du van aménagé en studio intérieur au CADA, dans la ville d'Aigueperse et au marché de Maringues.
Exposition à Aigueperse, été 2024













